Bienvenue à Kyoto

Bonjour ! Si vous êtes à la recherche d’un guide francophone pour la visite de Kyoto, Nara ou d’autres lieux au Japon, n’hésitez pas à me contacter.

e-mail : tadashiinterprete@gmail.com

Je suis M. Tadashi SUGIHARA et guide-interprète en français diplômé au Japon. C'est un grand plaisir de me rendre utile à votre voyage.

Tarifs :

La demi-journée (jusqu'à 4 heures) : 12 000 yens
La journée : (jusqu'à 8 heures) : 20 000 yens

Je vous écoute avec un grand intérêt et tente de satisfaire au mieux vos demandes de voyage : quartiers traditionnels, quartiers modernes, temples, beaux jardins, danse de maiko, artisans locaux, ballade en vélo hors des circuits touristiques classiques, les bons petits restaurants que seuls les Japonais avertis connaissent...

Faites-moi savoir ce que vous aimeriez faire ou voir. Je vous ferai des propositions de visites qui permettront de couvrir vos attentes.

2012-05-15

Thé -partie 2-

Pour parvenir à la maison de thé, les pas japonais sont mis délibérément de façon irrégulière et c’est une idée du zen : elles permettent de se concentrer spirituellement, en faisant prendre garde de ne pas faire un faux pas. Ainsi, on s’approche à pied en contemplant le jardin, qui a pour rôle de nous faire oublier la vie quotidienne et de nous introduire dans le monde spirituel (n’oubliez pas de mettre des chaussettes le jour où vous entrez dans une maison japonaise).
À l’origine, le thé fut apporté au Japon de Chine entre le huitième et le neuvième siècle par les moines qui en buvaient comme médicament ou pour rester éveillés durant leur méditation. L’habitude de boire du thé fut désormais répandue dans les classes supérieures comme la famille impériale, les aristocrates et les savants. Le maître du thé du XVIème siècle, Sen-no-Rikyu (千利休. 1522-1591), généralisa le thé dans les classes populaires. Il établit l’importance de la sobriété dans la cérémonie, en anéantissant la conscience de classe. En conséquence, il lui fut ordonné de se faire seppuku, la peine capitale japonaise consistant à s’ouvrir le ventre soi-même, car il s’attira la colère du shogun de l’époque, Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉).
(À titre de renseignement, le seppuku s’écrit en kanji 切腹. Le mot harakiri (腹切) est faux car il contient une nuance triviale.)

Traditionnellement, l’hôte de la cérémonie met des heures pour préparer la pièce avant l’arrivée de ses invités. Il brûle du charbon, chauffe préalablement les tasses, met des fleurs dans un vase, puise de l’eau, et nettoie le jardin avec des techniques ancestrales. Ainsi, il s’applique à faire de son mieux pour exprimer sa prévenance envers les clients et leur faire ressentir la saison. La pièce est arrangée avec raffinement selon le thème saisonnier ou l’esprit du zen. Vous voyez en général dans l’alcôve le kakejiku (掛け軸), rouleau vertical en soie ou en papier portant une peinture ou une calligraphie, et les fleurs, exprimant aussi la saison.

Les quatre éléments importants de la cérémonie du thé sont l’harmonie (和), le respect (敬), la pureté (清) et la tranquillité (寂) et ils se résument en un mot japonais wa-kei-sei-jaku (和敬清寂). Comme la cérémonie complète consiste en quatre parties qui prennent au total quatre heures, la plupart des Japonais contemporains procèdent seulement à la partie au cours de laquelle ils utilisent le matcha. Malgré tout, la cérémonie du thé est un concentré de la culture japonaise car elle concerne le jardin japonais, l’architecture de la maison ou de la pièce, la calligraphie, l’arrangement floral (生け花, ikebana), l’encens et le kimono.
Les Japonais qui aiment approfondir leur appréciation et compréhension des arts traditionnels pratiquent la cérémonie du thé. Les femmes de bonnes familles l’apprennent en particulier pour améliorer leurs attitudes. L’apprentissage de cette cérémonie traditionnelle est un élément important pour un bon mariage. Les connaisseurs et les amateurs de thé organisent également des réunions avec leur amis pour des occasions spéciales.

2012-05-10

Thé -partie 1-

Au Japon, le thé est une boisson d’une grande popularité comme le vin en France. Les Japonais en boivent chez eux après le repas ou au moment où ils veulent se détendre un peu. Les cinq genres principaux de thé japonais sont le sencha (煎茶), le matcha (抹茶), le hôjicha (ほうじ茶), le gyokuro (玉露) et le genmai-cha (玄米茶). La plupart des thés japonais se font par infusion dans l’eau chaude mais pas bouillante car elle altère leurs goûts et arômes très fins.

Le sencha est le thé vert classique et il couvre 80 % de la production du thé japonais. Le matcha est le thé en poudre, qui est souvent utilisé pour la cérémonie du thé, chanoyu (茶の湯). Le hôjicha, appelé aussi bancha (番茶), est le thé torréfié. Celui-ci comprend plus de tanin mais moins de caféine que le sencha, et on peut en boire juste avant de dormir. Le gyokuro est le premier cru du thé vert et sa méthode de culture, créée à Uji (宇治) dans la préfecture de Kyoto dans la première moitié du XIXème siècle, demande beaucoup d’efforts : au printemps, deux semaines avant le bourgeonnement, les arbres sont placés sous des voiles noirs pour réduire de 90% l’exposition aux rayons du soleil. Cette étape permet d’augmenter la douceur et d’atténuer l’amertume du thé. Seules les jeunes pousses ramassées à la main au début du printemps peuvent porter l’appellation de gyokuro. Ces feuilles sont ensuite étuvées, séchées et réduites en poudre, donc le matcha contient beaucoup de nutriments. Le genmai-cha est le mélange de feuilles de thé et de genmai (riz complet) torréfiés. Il a un arôme particulier et facilite la décomposition de mets gras. Digestif, il est préférable d’en boire quand on mange du sushi ou du tempura, beignet de légumes, poissons ou crevettes.

Comme mentionné ci-dessus, le thé japonais apparaît dans plusieurs scènes quotidiennes. D’ailleurs, il existe au Japon la cérémonie du thé. C’est un rite pour accueillir son invité avec une tasse de matcha (note : selon les écoles, la cérémonie se fait avec du sencha) et il est pratiqué, comme art japonais, depuis environ 500 ans.

Dans cette cérémonie, l’hôte prépare du thé selon des règles strictes. Son invité aussi adopte un comportement formalisé. Tous ces gestes résultent des pratiques transmises de génération en génération pour réaliser les mouvements souples et naturels. La philosophie de la cérémonie du thé se résume par « ichigo-ichie (一期一会) », qui veut dire qu’une rencontre est un moment précieux. Cependant, il ne faut pas trop s’inquiéter des règles car il est primordial que les participants puissent s’amuser à travers le goût du thé, l’ambiance de la pièce et l’hospitalité de l’hôte. Par délicatesse, il vaut mieux quand même enlever vos bijoux (bagues, montre, bracelet) et vos lunettes de soleil pour ne pas endommager les ustensiles de la cérémonie. Profitez de ce moment silencieux. En écoutant le bruit tranquille d’ébullition de la bouilloire, appelé shô-fû (松風. shô (松) = pin, fû (風) = vent : une comparaison du bruit du bouillonnement avec le bruissement du vent dans les aiguilles de pin), vous pourrez ressentir quelque chose que l’on ne peut pas exprimer en mots.

Sur la photo, on peut voir le thé vert et les aburi-mochi (あぶり餅), gâteaux traditionnels de Kyoto. Ces gâteaux, composés de pâte de riz (mochi) mise en brochettes puis passées à la flamme et trempées dans du sirop de soja sucré, est la spécialité des cafés du quartier du sanctuaire Imamiya (今宮神社).

2012-05-01

La villa Shisendo et son jardin d'azalée

La villa Shisendo, située au bas du mont Shugakuin, est une maison japonaise qui est entourée d’une forêt de bambous et de son beau jardin d’azalées. Dans l’air tranquille et le murmure d’un ruisseau, vous pouvez apprécier un paysage inoubliable. Cette villa a été construite en 1640 par le samouraï Ishikawa Jozan. Après sa retraite, cet homme s’impliquait ici dans ses études de la poésie, de la calligraphie et du paysagisme. C’est lui qui a inventé le shishiodoshi, bascule de bambou qui frappe une pierre sous le poids de l’eau.

Ouv. t.l.j. 9 à 17h. Tarif d’entrée : 500 yens.

2012-04-30

La fête de Kanko-sai

Le 15 mai, la fête de Kanko-sai (還幸祭) a lieu dans le sanctuaire Matsuo-taisha (松尾大社), qui se situe au sud d’Arashiyama. Ce sanctuaire abrite le dieu du sake et protège les habitants du quarier Katsura (桂). Les six mikoshi, sanctuaires portatifs que l’on promène dans les rues, rentrent le 15 mai dans ce sanctuaire. Chacun de ces chars sont portés par une centaine d’hommes forts en fundoshi, sorte de pagne porté autrefois par les hommes et servant de cache-sexe. Les mikoshi, lourds, tournent autour de la scène centrale et sont remis devant le sanctuaire pour y rendre l’esprit de dieu. A la fin de la fête, les hommes sont émus jusqu’aux larmes.

2012-04-29

Le rite de Mifune

Le même jour de la procession de la fête d’Aoi, le rite de Mifune (三船祭) se fait à Arashiyama (嵐山) à partir de 14h. Les gens en costumes impériaux jouent de la musique, lisent les poèmes japonais haiku (俳句) et font flotter de jolis éventails sur la rivière Ôi (大堰川). Ce festival du sanctuaire Kurumazaki (車折神社) fut créé à l’origine pour l’Empereur il y a plus de 1 000 ans.

2012-04-28

La fête d’Aoi

Le 15 mai est un jour plein de fêtes ici à Kyoto. La fête d’Aoi (葵祭) est l’une des trois grandes fêtes de Kyoto organisée par le sanctuaire Kamigamo (上賀茂神社) et le sanctuaire Shimogamo (下鴨神社). Cette fête de 15 jours dure depuis un millier d’années et commence par le rite de chevaux Yabusame Shinji (流鏑馬神事) le 3 mai, dans la forêt Tadasu-no-mori (糺の森), située au sud du sanctuaire de Shimogamo. Cet événement est important pour purifier le chemin de la procession du 15 mai, point culminant du festival d’Aoi. Le 3 mai, un homme à cheval en costume traditionnel lance une flèche. Le lendemain, le 4 mai,
le rituel Saiodai-Misogi (斎王代禊) se fait dans le même sanctuaire. Saiodai était une femme élue qui a servi les dieux dans les temps anciens. Elle se purifie les mains à l’eau de la rivière qui s’écoule dans l’enceinte du sanctuaire.

Le 5 mai, les courses de chevaux Kurabeuma-Shinji (photo) a lieu au sanctuaire Kamigamo. Les douze hommes en costumes traditionnels montent à cheval et font la course à partir de 14h. Le 12, le sanctuaire Shimogamo célèbre la fête de Mikage (御蔭祭) : accompagné par la musique, on peut admirer la danse japonaise traditionnelle très élégante et esthétique dans la forêt Tadasu-no-mori du sanctuaire Shimogamo. Enfin, le 15, on présente le défilé en costumes traditionnels. C’est la manifestation la plus importante dela fête d’Aoi (葵祭). Avec plus de 500 participants en costumes traditionnels, de nombreuxchevaux, bœufs et chars, ce défilé représente les scènes de l’époque de Heian(794-1185). Sa procession commence à partir de 10h30 au Palais impérial (京都御所) et se termine à 15h30. Les participants marchent lentement de l’avenue Marutamachi (丸太町通り) jusqu’au sanctuaire Kamigamo, en passant par le sanctuaire Shimogamo.

2012-03-25

Le quartier Miyagawacho

Les cinq quartiers traditionnels de Kyoto sont en général appelés hanamachi ou kagai (花街), littéralement quartier des fleurs ; Gion-Kobu (祇園甲部), Gion-Higashi (祇園東), Miyagawacho (宮川町), Pontocho (先斗町) et enfin Kamishichiken (上七軒). Le quartier de la photo ci-dessus, Miyagawacho, se situe près de la station Keihan de Gojo (京阪電車、五条駅).
On peut tomber souvent sur des danseuses en kimono, maiko (舞妓) ou geiko (芸妓), fleurs vivantes. La première est apprentie et plus jeune que la seconde : une maiko a de 16 ans à 20 ans. Elles se maquillent le visage en blanc parce qu’à l’époque où il n’y avait pas encore d’électricité, leur visage blanc se voyait mieux la nuit.
Pour entrer dans ce monde, les filles doivent appartenir à une maison okiya (置屋). Elles y apprennent de leur mère okāsan (おかあさん) le savoir-faire et les manières de parler devant les clients. Il ne faut pas assimiler ces filles aux entraîneuses car elles sont des vraies héritières d’arts traditionnels tel que la danse kyomai (京舞), l’instrument musical shamisen (三味線), l’arrangement floral ikebana (生け花) et la cérémonie du thé sado (茶道). Très stricts, il n’est pas rare que certaines renoncent à poursuivre ces entraînements avant de devenir Maiko : elles doivent s’exercer au moins pendant un an pour débuter. Elles vont ainsi dans une école spéciale et travaillent chez elles gratuitement en rêvant un jour de danser au théâtre.
Ici, l’okāsan joue un rôle important, presque comme si elle était une vraie mère. Pour les filles ayant quitté leur pays natal, c’est la seule personne sur laquelle elles peuvent compter. Parfois sévère, parfois gentille, elle leur enseigne la courtoisie. Lorsque’une de ses filles commence enfin officielement, elle lui donne un éventail en tant que brevet.
Le soir venu, les Maikos vont travailler aux restaurants ochaya (お茶屋), pour rendre le dîner plus agréable avec des jeux traditionnels et avec leur danse. Elles travaillent jusqu’à minuit et rentrent chez elles à minuit passé.
A propos, si vous voulez profiter de cette occasion, il vaut mieux demander à un guide-interprète car ici, on respecte toujours la tradition stricte ichigen-san-okotowari ( 一見さんお断り) : que ce soit un touriste japonais ou étranger, on refuse la visite soudaine d’inconnus pour bien accueillir les habitués.
Une Maiko devient Geiko après cinq ans de travaille intensif. Elle doit s’améliorer en permanence. Même après être devenue Geiko, elle ne peut pas arrêter de perfectionner sa connaissance des arts traditionnels. D’ailleurs, quand elle veut se marier, elle doit arrêter le travail. Par contre, si elle ne se marie pas, elle peut continuer sa carrière aussi longtemps qu’elle le souhaite. Une Geiko de 93 ans est toujours en activité.
Plusieurs différences existent entre la Maiko et la Geiko. Au niveau des tenues, cette première porte le col rouge, qui est remplacé par le col blanc au moment du passage à la Geiko. La première se coiffe avec ses propres cheveux, tandis que la dernière porte une perruque.
Les socques de Maiko, okobo (おこぼ), sont très épais et font le bruit de pas kobo kobo. L’origine des socques remontent à l’époque où les fillettes de dix ans travaillaient souvent jusqu’à minuit passé. Il était évidemment dangeureux pour elles de marcher toutes seules la nuit alors on mettait une clochette dans leurs socques de sorte que l’on puisse les retrouver au cas où elles perdraient leur chemin.
Comme il y a beaucoup de Maiko et de maisons, le blason de la famille est cousu au bout de leur ceinture (obi 帯). Celle des Maiko est plus particulièrement appelée darari-no-obi (だらりの帯), qui est une ceinture très longue tombant à l’arrière.
En résumé, la Maiko est une jeune fille fraîche et la Geik une femme adulte élégante. Selon l’écrivain du 19ème siècle, Takizawa Bakin (滝沢馬琴), Kyoto possède les trois plus belles choses : les temples, l’eau de la rivière Kamogawa et les femmes.
Les cinq quartiers traditionnels de Kyoto sont agréables pour se promener toute l’année. Au printemps, il y a des représentations de danses traditionnelles jouées par les Maiko et les Geiko.
Au cours de ces périodes, vous pourrez voir leur spectacle élégant avec un plus petit budget et remarquer la culture florale de Kyoto.

・Kyo odori (京おどり) au Théâtre Miyagawacho (宮川町歌舞練場)
Du 3 au 18 avril : À 12h30, 14h30 et 16h30.
Tarif : De 2 000 yens à 4 500 yens.
Réservation : 075-561-1151